Biographie

Un parcours nomade…

 

Après une petite enfance bahutée entre la Belgique et l’Allemagne, Caroline Bouchoms grandit dans les Ardennes belges. Dés l’âge de 9 ans, elle se passionne pour le judo qu’elle pratique de manière intensive. Arrivée en demi-finale du championnat de Belgique Espoir Féminin (catégorie - de 61kg) au terme de longues années de travail, elle se déchire les ligaments du genou droit. Cet accident l’empêche d’entamer ses études en éducation physique et l'oblige à renoncer à sa carrière de judokate. Elle fait alors un détour de quelques années par des formations en travail social, en soins palliatifs et en médecines alternatives, ponctuées par de longs voyages à travers le monde… Lorsqu‘elle décide de poser son sac à dos à Louvain-la-Neuve, au Quartier de la Baraque. « Un matin d’automne, je me suis réveillée dans ma roulotte avec une certitude : je suis une actrice, ma vie passe par l’écriture… je vais raconter… c’est ma manière d’être au monde, à la fois en dedans et en dehors ». Elle entreprend alors des études en théâtre selon la pédagogie Lecoq qui privilégie le mouvement et l’émergence de l’acteur-créateur. « Petite, j’étais très solitaire et très farouche, je jouais toujours toute seule, j’inventais des histoires, je me les racontais et j’organisais des petits cercles dans la cour de récré, ou dans les coins des murs pour raconter aux autres... Quand je ne me battais pas avec eux ! ».

 

Très vite, c’est dans le seul en scène qu’elle trace son chemin.

 

En 2009-2010, elle crée son premier solo  Si Sarah…, un spectacle intimiste dont l’écriture s’inspire des Mémoires de la grande tragédienne, Sarah Bernhardt. « Un jour, en sortant des cours, je suis arrivée en pleure chez ma grand-mère préférée, Régine Krochmal. Je lui dis, j’en ai marre, je me dispute avec tout le monde, je n’arrive pas à trouver ma place dans un groupe… elle me répond, tu connais Sarah Bernhardt?  Le lendemain, à la bibliothèque, je découvre l’ouvrage de Françoise Sagan, "Sarah Bernhardt, le rire incassable". Je tombe immédiatement amoureuse de l’actrice ! J’ai envie de parler d’elle, de la raconter. C’était comme un désir brûlant que rien ne pouvait apaiser. »

Après une petite tournée à Bruxelles (La Clarencière) et à Paris (Théâtre Pandora), le spectacle voyage vers Belle-Iles- en-Mer, terre d’accueil de l’illustre comédienne durant les trente dernières années de sa vie. En outre, il ouvre la voie à une vingtaine de performances interactives déambulatoires en 2011 et 2012, sur le site Sarah Bernhardt, à la Pointe des Poulains (Sauzon).

Depuis lors, Caroline vit entre Bruxelles et Belle-Ile qui devient l'écrin où elle se réfugie pour écrire.

 

C’est en 2011, qu'elle rencontre le théâtre jeune public en collaborant avec Les Ateliers de la Colline sur Enfant Mouche, comme assistante à la mise en scène. Cette aventure lui donne alors l’envie d’adresser sa seconde création aux enfants avant tout. "A l’époque, je réfléchissais à une écriture autour d’une préoccupation que j’avais depuis ma plus tendre enfance : comment est-ce qu’on devient un monstre ? Après avoir visionné les dix heures de témoignage de Régine Krochmal, sur sa vie de résistante durant 40-45, j’ai senti que toute ma matière de travail était là. Mais comment raconter ça aux enfants? Et avec qui travailler? Sur un conseil de Jean Lambert, je suis allée frapper à la porte bleue du Théâtre de Galafronie. Le 20 mars 2012 à 9h30, première rencontre avec Didier de Neck. Le début d’un voyage initiatique dans l’univers du raconteur. Il me transmet avec la plus grande générosité tout son savoir, toutes ses techniques. Il m’éduque en quelque sorte à un art de vivre. Nous créons Cheveux Rouges." Accompagnée par les mélopées yiddish de la violoniste Joëlle Strauss, et par les dessins au fusain de Cécile Balate, Caroline y raconte son histoire, celle d’une auteure qui reçoit en héritage les enseignements de sa grand-mère préférée, Nina, résistante et prisonnière politique durant la seconde guerre mondiale, et qui s’était donné pour mission de libérer le monde des monstres. Le spectacle est présenté aux Rencontres de Huy en août 2014.

 

La rencontre avec Didier de Neck donne naissance à une seconde création, Panthère et Vautour.

Dans les mois à venir, deux nouvelles oeuvres encore en gestation verront le jour. Etr'ange, un spectacle à destination du jeune public, et Vénus Impudiques pour le tout public.

Caroline est également actrice dans le collectif de performeurs Les Exclus, dirigé par Léonore Frenois.

Au cinéma, on la retrouve notamment dans L'école est finie, d'Anne Depétrini.

Comme auteure, elle est éditée par Le Coudrier pour son recueil de Nouvelles N’oublie pas que la vie t’aime ;  son texte Cheveux Rouges est à paraître aux éditions Lansman.

Par ailleurs, Caroline s'investit dans des projets de terrain. En 2012, elle est engagée comme coordinatrice artistique de Zinnode sur la Zinneke Parade; et depuis 2010, elle est artiste partenaire de l’opération Art à l’Ecole des centres dramatiques  EKLA et Pierre de Lune.
 

Professeur de Théâtre Duende au sein de l’école artistique Mudriam fondée par Yumma Mudra, elle poursuit ses recherches en évoluant au sein du réseau Danza Duende International NetWork depuis 2010.

Passionnée par la musique vocale, elle a travaillé le chant lyrique et polyphonique avec Nathalie Borgomano de 2004 à 2015.

 

Les mots, le mouvement, le chant… le Visible et l’Invisible… autant de cordes à son arc pour écrire, jouer et raconter la vie !